Pour mémoire, la version 2.8 de Routie (Gratuit) sous iOS est disponible. La surprise est que cela fonctionne pas mal du tout la où d’autres solutions patinent et ont tendance à lisser le trajet en oubliant des stations d’arrêt. Or en photo, je ne cesse de butiner (sic !), m’arrêter 40 secondes, repartir…

Comme chat échaudé craint l’eau froide, cela fait 48 heures que je teste Routie sur des trajets connus. Et, notamment en mode piéton photographe au Potager du Roi.

Non seulement ça fonctionne (voir ci dessus) mais la possibilité de changer de carte et d’opter pour de l’Open Street est simplement génial.

Bref, pas de soudaine droite dans le parcours mémorisé suite à une pause, etc.
En même temps, l’OS du iPhone s’est amélioré, mon opérateur (Free) couvre en 4G ma ville. Mais tout ceci rend l’usage de Routie fort agréable.
À tester dans d’autres conditions mais ça semble époustoufabuleusement fiable (…ça vient de sortir). Cela ne veut pas dire que je vire les autres applications (quoi que), juste que Routie me permet d’avoir des tracés plus performants et donc de mémoriser de manière nettement plus fine mes balades urbaines, mes explorations citadines.
À suivre…
Avertissement : Pas mal du tout l’encyclique, fort agréable à lire. Bon, j’arrête la lecture quand François évoque sa propre boutique, mais je suis en phase avec ce qu’il écrit à propos de maison commune. Ce pape a des convictions, ce n’est pas la première fois qu’il me surprend par ses prises de position radicales. Je suis même étonné qu’il ne lui soit pas arrivé de pépin tant il se fait d’ennemis…
Je reviens sur les déchets qu’il évoque dans ce texte. Cela me rappelle que je viens de passer près de deux ans à vider une maison qui en était remplie.
- Mais ce sont des souvenirs de toute une vie, rien à voir, JC !
J’entends. Il faut juste m’expliquer pourquoi conserver un grille-pain en état de marche et neuf autres en panne entassés par ailleurs, le tout à l’avenant. Certes, nous avons tendance à accumuler des tas de trucs qui, finalement, ne resserviront jamais.
Au lieu de les laisser devenir déchets, autant les recycler au plus vite, les réparer ou donner ce que l’on utilise plus.
Je me souviens, tout gamin à Orléans chez mes grands-parents paternels, de la modicité de leur poubelle. Oui, vous avez bien lu, de leur poubelle que l’on sortait une fois par semaine.
Certes, la période de la guerre était encore dans les mémoires et l’électricité un progrès récent. Mes grands-parents disposaient d’une vieille Juva 4 conduite par ma grand-mère, ce qui lui permettait de se rendre au marché central tous les matins pour y travailler alors que l’âge de sa retraite était largement entamé. Et revenir avec des cageots d’invendus de fin de marché, de fruits blets, de parts de fromage improbables, de talons de jambon…
Mon grand-père recyclait le maximum dans une cuisine goûteuse et roborative, les fanes (…le vert que les gens laissent trop souvent de côté…) devenaient s’intégraient dans une tourte aux herbes, une omelette, une soupe, etc. Le reste des végétaux et autres coquilles d’œuf étaient compostés au fond du petit jardin.
Par ailleurs, les cagettes en bois, le papier entretenaient l’unique poêle de leur logis, les pots en verre trouvaient un nouvel usage, Les bocaux vivaient plusieurs existences, confitures une saison, légumes une autre. Bref, dans les années soixante (zut, cela ne me rajeunit pas…!), on ne gâchait pas, on recyclait, on réparait, on échangeait.
La vie était modeste : pas de connexion internet mais balades en solitaire dans les venelles à vélo ou retrouver les copains dans les terrains vagues. Sans oublier les pique-niques dominicaux en famille sur les bords de Loire… avec récupération des pissenlits pour la soupe ou la salade du lendemain.
Bref, ceci pour dire qu’un juste milieu entre ces deux modes de vie (le nôtre et celui d’avant-hier) doit être possible. Reprendre le temps de vivre au lieu de passer sa vie à accumuler…

Et avoir le temps d’admirer les fleurs sauvages qui s’épanouissent entre deux morceaux de trottoir…
Que je sois précis : je déteste les bio télévisuelles de personnes récemment disparues. Je préfère mille fois des images d’archives et entendre le témoignage des amis et de leurs collaborateurs. La vie de Alan Mathison Turing récemment passée sur ARTE en filmant les lieux où ce dernier a travaillé, les machines inventées sous son impulsion pour décoder, les experts convoqués pour louer son génie et de simples animations pour expliquer un point précis, le tout avec les rares photos de cet homme d’exception ont amplement suffit à m’accrocher.
Nul besoin d’un acteur en costume d’époque (sic !) pour camper le personnage.
Mais personnifier le (ou la) principal(e) intéressé(e) sous les traits d’un acteur, quelle que soit sa ressemblance ou talent, me laisse froid, voir me met en rogne… surtout quand j’ai vécu le moment conté.
Sous Twitter hier, j’ai relayé une info erronée (info que je n’avais pas vérifiée) qui affirmait que dans les premiers épisodes d’un biopic dédié à Jobs, les femmes présentes dans l’équipe de départ n’étaient pas représentées : le gommage de éléments féminins étant une réalité depuis la nuit des temps, je n’ai pas été surpris et, amusé, je retweete cette info.
Et paf !
Volée de bois vert méritée de la part de mes amis qui sont des aficionados et connaissent tous les dessous et vérités de la fabrication de ce produit visuel.
Erreur 100 pour cent assumée de ma part…!!
Mais le fond du problème demeure…!
Un biopic sur un personnage récent qui a été mille fois filmé de son vivant et dont la personnalité est unique (…sérieusement, qui peut incarner Steve Jobs hormis Steve Jobs…?!) ne me convainc pas.
Ensuite, il y a un point, celui de ma propre trajectoire. J’ai (avais…?) deux ans de plus que Jobs. Et retrouver sous les traits d’un autre celui qui a lourdement révolutionné ma propre vie professionnelle (excusez du peu…), je le vis un peu comme une altération de mon réel.
Je n’irais pas voir — a priori — Michael Fassbender pas plus que Kate Winslet (ses fans m’ont appris qu’elle tournait dans ce biopic), Sarah Snook ou Katherine Waterston…
J’ai simplement envie de conserver dans ma mémoire ce que j’ai vécu depuis 1984… Ainsi ce cliché splendide de Doug Menuez des mains de Steve me donne à réflechir…

Note de fin : il en est de même pour les adaptations de livres que j’ai aimé… même si certaines sont des réussites. Sauf que, dans ce cas précis, ce sont mes films intérieurs qui se retrouvent en compétition avec la version d’un réalisateur…!! Quand il s’agit de ce que je pourrais intituer ma vraie vie, pourquoi rejouer ce qui existe sous la forme de centaines d’images splendides…? Ou de vidéos…?! Ou dans mon souvenir…?
Allez, c’est l’heure d’une partie acharnée de ping-pong avec ma fille…